La bienheureuse Vierge Marie

Vie, traditions, doctrines et regards chrétiens

1) Conception et enfance de Marie

naissance

Les informations concernant la vie de Marie proviennent principalement des Évangiles, en particulier de l’Évangile selon saint Luc (Annonciation, Visitation, naissance de Jésus, vie familiale), et de manière plus ponctuelle de l’Évangile selon saint Jean (noces de Cana, présence au pied de la croix). D’autres sources, dites apocryphes, comme le Protoévangile de Jacques (IIᵉ siècle), ont fortement influencé la tradition chrétienne, sans faire partie du Nouveau Testament.

La belle tradition orientale des 10 Septénaires de la vie de la Vierge Marie Dans la tradition orientale, la vie de la Vierge Marie fut de 70 années, que l’on peut diviser en 10 septénaires, ou encore 20 demi-septénaires (3 ans et demi : une durée qu'on retrouve souvent dans la Bible cf. Ap 11,2 ou Ap 13,5 : "42 mois" ou Ap 11,3 ou Ap 12,6 : "1.260 jours" ou Ap 12,14 : "un temps, deux temps et la moitié d'un temps". Sa naissance, en l’an -19 avant notre ère, survient l’année où Hérode le Grand décida de reconstruire le Second Temple (cf. Jn 2,20), image de la construction du vrai Temple que représente la Vierge.

2) Jeune fille de Nazareth

Marie enfant

Avec Anne et Joachim de -19 à -12 ou années 19 à 12 av J.C Ses parents, Joachim et Anne, l'ont conçue sans transmission du péché originel, en vertu d'une grâce exceptionnelle provenant déjà du Sacrifice de son Fils. Elle est appelée L'Immaculée conception (nom qu'elle donne à Bernadette lors de sa 16 IIème apparition- le 25 Mars 1858) Ce dogme signifie que Marie, mère de Jésus-Christ, fut conçue exempte du péché originel. (si question ? : Elle n'a pas été baptisée tout simplement parce que le baptême Chrétien n’existait pas encore. ) De la naissance de Marie, les saintes Ecritures étant "canoniques" ne disent rien. Ce que l'on sait, on le sait soit par la Tradition authentique de l'Eglise primitive, soit par les textes apocryphes. Surtout le protévangile de Jacques (le mineur) qui donne des détails assez précis.

Protoévangile de Jacques

Verset V.2 « Or les mois d'Anne s'accomplirent : le neuvième, elle enfanta. Et elle dit à la sage-femme : 'qu'ai-je enfanté' celle-ci dit : 'une fille'. Et Anne reprit : 'Mon âme a été glorifiée en ce jour' : et elle coucha l'enfant. Les jours étant accomplis, Anne se leva, elle donna le sein à l'enfant, et elle l'appela Marie. »

Entre -12 et -5 Après 2 septénaires d’années, passés avec Anne et Joachim d’abord – jusqu’à l’âge de 3 ans et demi dit la Tradition, puis elle est restée au Temple car elle était consacrée à Dieu ensuite jusqu'à ses 14 ans (Age limite pour une fille qui travaille dans le temple) où elle a été confiée à Joseph. (cela veut dire qu'en l'année 0, elle avait 16 ans) (Sourate 3 du Coran mais attention , le Coran n’étant pas un écrit révélé, il ne faut pas s’y fier)

Entre -5 et +2 (cela veut dire qu'en l'année 0, elle avait 16 ans) Annonciation, Naissance de Jésus et fuite en Egypte

Entre 2 et 37 , il y a 5 septénaires d’années, dont 2 correspondent à l’enfance de Jésus, en Egypte d’abord, puis à Nazareth, jusqu’à sa Bar Mitsva (majorité avec passage de l'age de 13 ans) et le recouvrement de Jésus au Temple, puis 3 septénaires de vie cachée à Nazareth, avec Joseph puis sans lui, après sa mort, dont le dernier demi-septénaire correspond au trois ans et demi de la vie publique de Jésus.

Entre 38 et 51, date du départ de Marie au Ciel corps et âme (l'Assomption pour nous) et (dormition pour les orthodoxes) , il y a 3 septénaires, qui correspondent au cycle de la Pentecôte pour le premier, puis au départ vers Ephèse où Jean et Marie (ordre de Jésus à Jean de prendre Marie chez lui. (Joseph étant décédé) resteront cachés en menant une vie contemplative et d’approfondissement du mystère de Dieu pendant 3 ans et demi à cause de la persécution, avant de revenir finalement à Jérusalem où Marie terminera sa vie après avoir transmis à Saint Luc les récits de l’enfance, les paraboles de la Miséricorde et la Passion.

3) Annonciation — Fiancée à Joseph

annonciation

L’épisode de l’Annonciation (Luc 1,26–38) constitue le cœur du mystère marial. L’ange Gabriel annonce à Marie qu’elle concevra un fils par l’Esprit Saint. Marie est troublée, questionne, puis consent librement :

« Je suis la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole. »

Ce consentement libre fait de Marie une véritable collaboratrice de Dieu dans l’histoire du salut.

Point clé :
Dieu ne s’impose pas. Il propose, et attend une réponse libre.

4) Visitation et Magnificat

Visitation

Marie rend visite à sa cousine Élisabeth, enceinte de Jean-Baptiste. Élisabeth reconnaît en Marie la mère de son Seigneur.

Marie prononce alors le Magnificat (Luc 1,46–55), un chant de louange qui révèle sa foi, son humilité et sa conscience de l’action de Dieu en faveur des humbles.

À retenir :
Marie ne se glorifie pas elle-même, mais glorifie Dieu pour ce qu’il accomplit.

5) Vie cachée à Nazareth

Vie cachée à Nazareth

Après les récits de l’enfance de Jésus, les Évangiles sont très discrets sur la vie quotidienne de Marie. Elle vit à Nazareth, auprès de Joseph et de Jésus, dans une existence simple et ordinaire.

Cette longue période de silence biblique souligne l’importance de la fidélité quotidienne plus que des actes spectaculaires.

6) Vie publique

Vie publique

Marie apparaît ponctuellement durant la vie publique de Jésus. L’épisode des noces de Cana (Jean 2) est particulièrement significatif : elle y manifeste une confiance totale en son fils et invite les serviteurs à l’obéissance :

« Faites tout ce qu’il vous dira. »

Marie s’efface ensuite, laissant Jésus accomplir librement sa mission.

7) Au pied de la croix

au pied de la croix

Au moment de la crucifixion, Marie se tient debout près de la Croix (Jean 19,25–27). Jésus lui confie le disciple bien-aimé, et à travers lui, toute l’humanité :

« Femme, voici ton fils… Voici ta mère. »

Marie participe alors, dans la foi et la souffrance, à l’offrande de son Fils. Elle devient mère spirituelle des croyants.

Sens spirituel :
Marie partage la souffrance du Christ sans désespoir, dans une confiance totale.

8) Pentecôte /Assomption / Dormition

pentecôte

Après la Résurrection et l’Ascension de Jésus, Marie est présente avec les apôtres au Cénacle lors de la Pentecôte (Actes 1,14).

Elle prie avec l’Église naissante et reçoit avec elle le don de l’Esprit Saint. Marie apparaît ainsi comme figure de l’Église en prière.

Les Évangiles ne rapportent rien sur la mort de Marie. La Tradition chrétienne a cependant conservé le souvenir de sa fin terrestre.

  • Église catholique : Assomption de Marie, corps et âme.
  • Églises orthodoxes : Dormition, puis glorification.
  • Protestants : silence biblique, pas de doctrine définie.
Espérance chrétienne :
Ce que Dieu accomplit en Marie annonce ce qu’il promet à tous les croyants.

9) Titres

fêtes mariales

Liste de quelques fêtes mariales : 1er janvier : Sainte Marie Mère de Dieu, 21 janvier : Notre Dame d'Altagrace, 23 janvier : Mariage de la Vierge Marie, 24 janvier : Madonna del Pianto [Notre Dame des Pleurs], 2 février : Fête de la Présentation de l'Enfant Jésus au Temple, 11 février : Notre Dame de Lourdes, 25 mars : Fête de l'Annonciation, 25 avril : à Genazzano : Notre Dame du Bon Conseil, 13 mai : Notre Dame de Fatima et Notre Dame du Très Saint Sacrement, 24 mai : Marie Auxiliatrice, 31 mai : Marie, Médiatrice de Toute Grâce, et Fête de la Visitation, 9 juin : Marie, Vierge Mère de la Grâce, 27 juin : Notre Dame du Perpétuel Secours, 2 juillet : Visitation de Marie à Ste. Elisabeth, 17 juillet : Notre Dame du Mont Carmel et Humilité de la Bienheureuse Vierge Marie, 2 août : Notre Dame des Anges, 5 août : Notre Dame des Neiges, 5 août : Notre Dame de Copacabana, 13 août : Notre Dame Refuge des Pécheurs, 15 août : Assomption de la Vierge Marie, 21 août : Notre Dame de Knock (Irlande), 22 août : Fête du Coeur Immaculé de Marie et Marie, Reine, 31 août : Sainte Vierge Marie Médiatrice, 8 septembre : Nativité de la Vierge Marie et Notre Dame de la Charité, 12 septembre : Fête du Nom Très Saint de Marie, 15 septembre : Notre Dame des Sept Douleurs, 24 septembre : Notre Dame de la Merci et Notre Dame de Walsingham (Angleterre), 1er octobre : La Sainte Protection de la Mère de Dieu, 7 octobre : Notre Dame du Cap, Reine du Très Saint Rosaire, 11 octobre : Maternité de la Sainte Vierge, 16 octobre : Pureté de la Bienheureuse Vierge Marie, 21 novembre : Présentation de la Vierge Marie au Temple, 8 décembre : L'Immaculée Conception de Marie, 12 décembre : Notre Dame de la Guadalupe,

Les fêtes mariales mobiles sont : Notre Dame, Reine des Apôtres (le samedi qui suit l'Ascension), Notre Dame, Santé des Malades (le samedi qui précède le dernier dimanche d'août), Notre Dame de Consolation (le samedi qui suit la Fête de St. Augustin, le 28 août), Marie, Mère de la Providence Divine, le samedi qui précède le 3e dimanche de Novembre.

10 doctrines

doctrines

La Vierge Marie dans l’histoire du salut

Dans la Bible, Marie a été déjà associée à Jésus dans les prophéties de l'Ancien Testament. A l'heure de la « plénitude des temps », son « oui » (relaté par les Évangiles, lors de l’événement de l’Annonciation) a permis l'Incarnation de Dieu dans la chair des hommes et à Nazareth.

Comme l'écrit le père René Laurentin, "Marie appartient aux trois phases de l’histoire du salut : au temps qui précède le Christ, à la période de sa vie terrestre, au temps après le Christ."

Le mystère de Marie Mère de Dieu et de l’Eglise

Après avoir gardé Jésus 9 mois en son sein, Marie a accompagné quotidiennement les 30 années de la vie cachée et les 3 années de vie publique Jésus sur la terre ; elle a ainsi accompagné et vécu tous les événements de ce salut que Jésus a apporté au monde ; elle a ensuite été le soutien de l'Église naissante. Enfin, après avoir été élevée corps et âme au Ciel, elle est encore aujourd'hui le soutien de l'Église du Christ, et de tous les hommes, jusqu'au terme de l'Histoire.

Les grands témoins marials (mariaux)

“On ne dira jamais assez sur Marie”, comme St. Bernard de Clairvaux l’exprima si justement (« De Maria numquam satis »). Elle est le sommet de la création, débordant de grâce comme nulle autre créature ; en elle, le Dieu trinitaire a fait sa demeure. Son coeur et celui de son divin Fils ne font qu’un. Marie nous mène toujours vers Jésus et vice versa : le Christ veut en effet que sa mère soit aimée.

La doctrine
Marie, notre Mère

C'est pour cette raison que les saints aiment et vénèrent profondément la Mère de Dieu. Ils la prient, la glorifient dans leurs écrits et amènent d’autres à se tourner vers son coeur maternel. Son amour dépasse celui des meilleures mères sur terre ; elle guérit nos blessures, se précipite pour nous protéger et nous donne tout l’amour dont nous avons besoin. Même si nous avions commis les pires crimes, elle nous aiderait - si seulement nous le lui demandons - et elle nous protégerait de cette séparation éternelle de Dieu qu’est l’enfer.

Jusqu’aux temps modernes

Au fil des siècles, la Sainte Vierge se trouva au centre de la vie des saints. Pour n’en mentionner que quelques-uns : saint Louis-Marie Grignion de Montfort, qui écrivit la Traité de la vraie dévotion à la Vierge Marie, et dont l’amour marial se déploya dans son évangélisation de la Vendée et de la Bretagne au XVIIè siècle ; saint Jean Vianney au XIXè siècle, auquel elle apparut au moins deux fois selon des témoins, et qui convertit tant de personnes loin de la foi ; saint Maximilien Kolbe, qui choisit de ses mains la couronne du célibat et du martyre, et saint Jean-Paul II, totalement dévoué à la Vierge Marie – la liste est infinie…

11) Quel culte à Marie ?

questions diverses

Quel culte devons-nous rendre à Marie ?

La vénération de Marie est fondée sur la dignité de mère de Dieu et les conséquences qui en découlent. Nous ne pourrons en effet jamais trop estimer celle que le Verbe Incarné révère comme sa mère, que le Père contemple avec amour comme sa fille bien-aimée et que le Saint Esprit regarde comme son temple de prédilection. Le Père la traite avec le plus grand respect en lui envoyant un Ange qui la salue comme pleine de grâce, et lui demande son consentement à l'oeuvre de l’Incarnation pour laquelle il veut se l'associer si intimement ; le Fils la vénère, l'aime comme sa mère et lui obéit ; le Saint Esprit vient en elle et y prend ses complaisances.

En vénérant Marie, nous ne faisons donc que nous associer aux trois divines Personnes et estimer ce qu'elles estiment.

Sans doute il y a des excès à éviter, en particulier tout ce qui tendrait à l'égaler à Dieu, à en faire la source de la grâce. Mais tant que nous la considérons comme une créature, qui n'a de grandeur, de sainteté, de puissance qu'autant que Dieu lui en confère, il n'y a pas d'excès à craindre : c'est Dieu que nous vénérons en elle.

Cette vénération doit être plus grande que celle que nous avons pour les anges et les saints, précisément parce que par sa dignité de mère de Dieu, par son rôle de médiatrice, par sa sainteté elle surpasse toutes les créatures. Aussi son culte, tout en étant un culte de dulie et non de latrie, est appelé avec raison le culte d'hyperdulie, étant supérieur à celui qu'on rend aux anges et aux saints.

Adolphe Tanquerey -- Précis de Théologie Ascétique et Mystique, 10e édition, Desclée et Cie, 1928, 1ère partie, chap. II, par. 163 à 169, pp. 113-119.

(Le culte de dulie est celui que l'on rend, dans l'Église catholique, aux anges et aux saints. Le culte rendu à la Vierge est dit d'hyperdulie)

12) Apparitions

les apparitions

Les apparitions (MARIOPHANIES):

Le terme aurait été forgé par Jean Guitton (1) à partir d’Épiphanie. MAIS, pour une apparition mariale, on va quand même parler de « THEOPHANIE ». Car c’est Dieu qui se manifeste à travers Marie comme il s’est manifesté à Moïse à travers le buisson ardent (ex. 3) Dans le monde entier, on sait que la Vierge Marie est apparue à Lourdes. Mais vous croyez qu’elle est apparue seulement en France ? Où y a-t-il eu des apparitions de la Vierge Marie ? Mais d’abord, c’est quoi une apparition mariale ? En effet, de quoi parle-t-on ? Une apparition mariale, est une révélation privée. Elle est faite à un témoin en particulier. Mais elle a des conséquences pour tous.

Depuis quand est-ce qu’on parle d’apparitions mariales ?

C'est en Orient, au IVe siècle, à Constantinople, que Grégoire de Nysse décrit pour la première fois une apparition de la Vierge dans son livre sur Grégoire le Thaumaturge. Jusque dans les années 1000, en Europe, l’Eglise ne reconnaissait pratiquement pas les apparitions. Petit à petit elles se développent en Europe et l’Eglise organise leurs reconnaissances.

Et alors, aujourd’hui, comment les apparitions sont-elles reconnues par l’Eglise ?

La Congrégation pour la doctrine de la Foi a publié un document à ce sujet en 1978. L’autorité de l’Eglise doit faire 3 choses : 1 / Juger s’il y a vraiment eu une apparition - (jugement définitif : pas avant la fin des apparitions.) 2 / Permettre un culte lié à cette apparition, 3 / Éventuellement, avec prudence, dire si cette apparition est surnaturelle. Pour cela, elle enquête sur les faits de l’apparition, sur la santé et la sainteté des personnes, sur le contenu du message, et sur les fruits spirituels de l’apparition.

les apparitions
Et alors, elle est apparue où la vierge Marie ?

Elle est apparue dans plein d’endroits, mais l’Eglise universelle, au niveau du Vatican, n’en reconnaît que quelques-uns : Bien sûr vous savez que la Vierge Marie est apparue à Lourdes, à Bernadette (en 1858). Toujours en France, dans ce beau pays, elle est aussi apparue à La Salette, d’ailleurs avant Lourdes, (en 1846). Et aussi à Pontmain, dans l’Ouest, (en 1871). Et enfin au Laus, dans les Alpes, (en 1664, mais reconnue seulement en 2008). Les Belges aussi sont aimés par Marie. Il y a eu des apparitions à Beauraing (en 1932) et à Banneux (en 1933). Ailleurs, en Europe, il y a Fatima (Portugal, 1917), Knock (Irlande, 1879), Giertzwald (Pologne, 1877) et même Amsterdam (Pays-Bas, 1945). Mais il y a aussi beaucoup d’apparitions reconnues dans les Amériques : Guadalupe, la plus ancienne (Mexique, 1531), Betania (Venezuela, 1976-1988), San Nicolàs (Argentine, 1983), et même chez l’Oncle Sam, à Champion (Wisconsin, États-Unis, 1859). Des apparitions ont été reconnues aussi en Asie, à Lipa aux Philippines (1948) et à Akita au Japon (1973-1981). Et même en Afrique, à Kibeho au Rwanda (1981). C’est tout pour l’Afrique ? Évidemment non. Marie est aussi apparue en Egypte, C’était le 2 avril 1968. Elle est d’abord apparue à 2 mécaniciens musulmans, en pleine nuit, sur le dôme de l’église de Zeitoun, dans la banlieue nord du Caire. Ensuite, elle est apparue plusieurs fois à des foules de croyants, jusqu’en 1970. L’Egypte venait de perdre la Guerre des six jours et le peuple égyptien vivait des moments difficiles. Il a trouvé dans ces apparitions un soutien spirituel. C’était juste la silhouette d’une femme, qui est apparue. La même silhouette que les images de piété de l’Immaculée Conception. On a même des photos. Mais elle n’a rien dit, elle n’a laissé aucun message. Le patriarche copte orthodoxe, Cyrille VI a reconnu cette apparition. Et le pape Paul VI a respecté cette reconnaissance. Medjugorje 1981 reconnue en 2024 Dictionnaire encyclopédique des apparitions de la Vierge.

les apparitions
Mais comment distinguer entre apparition et vision?

Pour le commun des mortels, une apparition est une révélation particulière, mais publique dans sa manifestation et ses effets. Il y a une réalité objective qui apparaît. Par contre la vision est une révélation particulière privée, qui ne concerne que la personne qui la reçoit. Il s’agit d’une réalité intérieure. D’ailleurs vous avez peut-être remarqué, mais on désigne une apparition par le lieu où elle s’est déroulée (ex. Lourdes) et on désigne une vision par la personne qui l’a vécue (ex: Maria Valtorta) Il y a eu des apparitions de Marie dans le monde entier, souvent à des moments difficiles pour les peuples. Et partout Marie appelle à la conversion par la pénitence et la prière. Partout, elle nous aide à nous tourner vers le Christ.

MAIS, pour Notre Mère Ste Thérèse d’Avila une apparition EST une vision.

1) Vision intellectuelle (Je ne vois rien mais je sais que tel saint est à mes cotés)

2) Vision imaginaire avec les yeux de l’âme ( je vois avec les yeux de l’âme)

3) Vision imaginaire avec les yeux du corps ( je vois une image, forme avec les yeux physiques)

(1) Jean Guitton, né le 18 août 1901 à Saint-Étienne (Loire) et mort le 21 mars 1999 à Paris 5e, est un philosophe et écrivain catholique français, membre de l'Académie française.
Attention l'apparition n’est pas objet de foi : on n’est pas obligé d’y croire. Elle nourrit notre foi au Christ. Elle nous soutient dans notre vie ordinaire de chrétien.

13) Divergences religieuses

divergences religieues

Autres regards sur Marie : Christianisme, Judaïsme, Islam, ...

Vierge de miséricorde. Autel de l’église de la Mère-de-Dieu, XVès.; Ptujska Góra (Slovénie). La Vierge abrite sous son manteau -déployé par des anges- 81 personnages. https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Ptujska_gora_oltar.JPG La doctrine et la piété mariales peuvent aisément s’enrichir de la rencontre avec d’autres traditions religieuses ou avec la pensée humaine. Entre Chrétiens, cette rencontre entre dans le cadre du dialogue oecuménique entre frères. Les Orthodoxes, Protestants et Anglicans ont chacun une tradition riche qui mérite d’être connue. Le Judaïsme permet de mieux connaître le sol religieux et culturel dans lequel la Vierge Marie a évolué. Le dialogue avec l’Islam nous fait connaître une autre approche et la vénération des Musulmans à l’égard de la Vierge Marie. Plus largement encore, on constate que les adeptes des sagesses orientales, ainsi que les non-croyants, peuvent être touchés par la figure maternelle de la Vierge Marie. Le pape Jean-Paul II affirmait d’ailleurs qu’à travers cette vénération pour la Vierge Marie s’exerce la force de la ‘maternité universelle’ de Marie, sous l’action de l’Esprit Saint.

Marie dans la tradition juive

Si la dévotion à la Vierge Marie appartient à la religion chrétienne, il ne faut pas oublier que la Vierge Marie est un membre éminent du Peuple Juif, avec lequel nous avons un rapport de filiation. Marie est Fille de Sion, elle est pleinement insérée au sein des enfants d’Israël, elle transmet à Jésus sa judaïté, et lui donne son corps. Le point de divergence entre Juifs et Chrétiens sur la Vierge Marie concerne bien sûr la maternité divine de la Vierge Marie puisque les Juifs ne considèrent pas Jésus comme Dieu. Le regard chrétien sur Marie en tant que femme et mère juive permet également d’ouvrir un aspect du dialogue judéo-chrétien.

Marie dans la tradition musulmane

34 occurrences dans le Coran contre 19 dans les Évangiles et les Actes des Apôtres. Pour les Musulmans, la Vierge Marie est une figure unique : le livre saint des Musulmans (Coran) lui réserve une place privilégiée, parle de son enfance, de l’Annonciation, etc. Elle est reconnue comme mère de Jésus-prophète. Cette présence dans le Coran n’empêche pas de nombreux points de divergence avec ce que le christianisme affirme de la Vierge Marie, puisque, par hypothèse, Jésus n’est pas, pour les Musulmans, le Fils de Dieu ni, a fortiori, Marie Mère de Dieu.

Marie dans les autre religions non monothéistes

Le saint pape Paul VI a insisté, dans la déclaration sur les relations de l’Église avec les religions non-chrétiennes Nostra aetate[2] : « À notre époque où le genre humain devient de jour en jour plus étroitement uni et où les relations entre les divers peuples se multiplient, l’Église examine plus attentivement quelles sont ses relations avec les religions non chrétiennes. Dans sa tâche de promouvoir l’unité et la charité entre les hommes, et aussi entre les peuples, elle examine ici d’abord ce que les hommes ont en commun et qui les pousse à vivre ensemble leur destinée ».(…) « Tous les peuples forment, en effet, une seule communauté ; ils ont une seule origine, puisque Dieu a fait habiter tout le genre humain sur toute la face de la terre ; ils ont aussi une seule fin dernière, Dieu, dont la providence, les témoignages de bonté et les desseins de salut s’étendent à tous, jusqu’à ce que les élus soient réunis dans la Cité sainte, que la gloire de Dieu illuminera et où tous les peuples marcheront à sa lumière.

La Vierge Marie et les philosophies

La raison humaine permet d’examiner toute réalité. Ainsi, nous ne pouvons pas douter que les recherches philosophiques puissent aider à entrer dans la profondeur de ce mystère de Marie. La philosophie, en son origine, étant la recherche de la sagesse, véritable idéal de vie vers laquelle tendent les philosophes à travers la pratique raisonnée des vertus, il est naturel qu’elle puisse être confrontée à la figure de la Vierge Marie, parangon de la sagesse chrétienne, puisqu’en la Vierge Marie coïncident sagesse et liberté. Une étude thématique (le visage, le corps, l’amour, le don, etc.) permet de mieux cerner en quoi philosophie et théologie peuvent coexister, selon le mode de « l’hospitalité réciproque ».

La Vierge Marie dans la tradition chrétienne non catholique

Le concile Vatican II insiste sur la nécessité de retrouver l’unité de tous les Chrétiens, voulue par Dieu, la rupture de l’unité de l’Église indivise ayant caractérisé le deuxième millénaire. Il encourage donc un dialogue oecuménique, pour que tous, catholiques, Orthodoxes, Protestants et Anglicans puissent se parler, se connaître et essayer de surmonter les divisions, dans un effort de conversion, pour se mettre ensemble à l’écoute du Seigneur qui seul peut faire l’unité, selon sa prière au Père : « Que tous soient un, comme nous sommes un » (Jn 17,21-22). Dans le paragraphe final de la Constitution dogmatique sur l’Église Lumen Gentium il est dit que : « Le saint Concile trouve une grande joie et consolation au fait que, parmi nos frères séparés, il n’en manque pas qui rendent à la Mère de notre Seigneur et Sauveur l’honneur qui lui est dû, chez les Orientaux en particulier, lesquels vont, d’un élan fervent et d’une âme toute dévouée, vers la Mère de Dieu toujours Vierge pour lui rendre leur culte »[1].

Marie : regards des différentes confessions chrétiennes

Question Catholique Orthodoxe Protestante
Sans péché Oui (Immaculée Conception) Très sainte Non
Virginité perpétuelle Oui Oui Généralement non
Fin de vie Assomption Dormition Non définie
Prière à Marie Oui (intercession) Oui Non

14) Marie et la politique

au pied de la croix

L’intervention de Notre Dame dans la politique mondiale

Dieu permit à Marie de mener une vie cachée et de n’être que peu mentionnée dans les Évangiles, mais Il lui donna ensuite un rôle plus visible dans l’histoire du monde. Son apparition à Juan Diego et l’image miraculeuse qu’elle laissa sur la tilma à Guadalupe en 1531 mena à la conversion neuf millions d’Indiens au Catholicisme-alors qu’ils auraient difficilement pu se tourner vers la religion de leurs conquérants. À travers le rosaire, elle aida les Chrétiens à vaincre la flotte plus puissante des Turcs à la bataille de Lépante en 1571. A Jasna Gora en Pologne, elle fit partir les troupes protestantes suédoises en 1655 et plus tard protégea les Polonais contre l’armée soviétique en 1920, alors que celle-ci s’apprêtait à attaquer Varsovie. Elle donna la médaille miraculeuse à Sainte Catherine Labouré, à laquelle elle apparut dans la chapelle de son couvent à la rue du Bac en 1830. Et puis elle se manifesta à St. Bernadette Soubirous à Lourdes, en 1858, en pleine période d’anticléricalisme et d’athéisme, confirmant en même temps le dogme de l’Immaculée Conception.

A Fatima en 1917, elle alerta le monde des dangers du communisme et le prévint qu’une seconde guerre mondiale aurait lieu si les gens ne se convertissaient pas. A cause des apparitions (non encore reconnues) de l’Ile Bouchard en 1947, elle protégea la France du communisme qui allait prendre le pouvoir. Le chapelet étant récité pendant sept ans par 10% de la population autrichienne, en 1955, les Russes, de façon inexplicable, quittèrent l’Autriche qu’ils avaient occupée pendant dix ans. Elle protégea le pape Jean-Paul II en 1981 quand il faillit être assassiné et fit imploser l’URSS en 1989. Plus qu’aucune autre personne au monde, c’est elle qui devrait recevoir le Prix Nobel de la Paix. D’ailleurs, il n’est pas surprenant, qu’un de ses titres soit « Reine de la paix », car elle nous donne la paix dans l’âme sans laquelle il ne peut y avoir d’entente entre les nations. Dans cette section, nous allons voir quel rôle important La Vierge Marie joua dans la vie des saints et les diverses manières dont elle se manifesta au monde à travers des apparitions et des miracles. Bien qu’elle ne soit qu’une créature, nous ne pourrons jamais la connaître parfaitement : on peut toujours apprendre davantage sur elle et l’aimer.

15) Rôle de Marie dans les credos

au pied de la croix

Le rôle de la Vierge Marie dans les credos de Nicée et des Apôtres

Un credo est un document historique, qui cite donc des noms : Il fait référence à des personnages historiques réels, non seulement Jésus, mais aussi sa mère, Marie, et même l'homme qui a condamné Jésus à mort, Ponce Pilate. Marie est entrée dans le Credo en recevant volontairement la Parole. Elle a conçu, nous dit le Credo des Apôtres, « par la puissance de l'Esprit Saint ». Elle a été le seul être humain impliqué dans la conception de Jésus. Ainsi, même dans le récit le plus succinct de l'histoire du salut, elle doit être nommée, car le salut a reposé sur son consentement.

La présence de Marie dans le Credo nous rappelle notre liberté et notre dignité. Dieu ne contraint pas Marie ; il ne nous contraindra jamais non plus. Il ne lui impose pas sa volonté, mais attend son oui. Nous nommons Marie dans le Credo parce qu'elle est le modèle de la vie parfaite dans l'alliance avec Dieu. Son obéissance est intelligente et son intelligence obéissante. Elle ose interroger l'ange, non pas parce qu'elle doute de lui, mais parce qu'elle veut comprendre le plan de Dieu.

Chaque credo qui invoque Marie la nomme par un titre : « la Vierge ». Sa virginité est en effet essentielle à l'histoire. Mais son invocation dans le Credo a une signification encore plus grande. En effet, dans le monde antique, la virginité était considérée comme une condition honteuse - quelque chose à déplorer (voir Juges 11, 37-38). La valeur d'une femme se mesurait à sa relation avec un homme : son père, son mari ou ses fils. Une vierge était une femme sans le soutien ou la protection d'un homme - et donc, typiquement, une personne vulnérable et appauvrie.

Avec la venue du Christ, ces valeurs ont été bouleversées. Désormais, les pauvres sont bénis, de même que les affamés et les persécutés (Luc 6,20-22) ; et la vierge est appelée bienheureuse par toutes les générations (Luc 1,48). Dans la nouvelle alliance, la virginité est une condition d'honneur et non de honte (voir 1 Corinthiens 7), et elle fait partie de la vocation de beaucoup de personnes.

De plus, la « Vierge » est reconnue comme étant l'accomplissement de l'oracle du prophète Isaïe : « Voici qu'une vierge concevra et enfantera un fils, et son nom sera appelé Emmanuel (ce qui signifie Dieu avec nous) » (Matthieu 1,23 ; Isaïe 7,14). La virginité de Marie, annoncée dans l'ancienne alliance, devient un témoignage indiscutable de la qualité de Messie de Jésus.

Scott Hahn, le 8 mai 2025

Quelle est la différence entre les statues de Marie représentées avec Jésus dans ses bras et les statues de Marie sans Jésus

La différence entre les statues de Marie avec Jésus dans ses bras et celles sans Jésus repose sur le symbolisme, la fonction spirituelle et l'époque ou le contexte dans lequel ces statues ont été conçues ou sont vénérées.

Marie avec Jésus

1) Marie avec Jésus

Ce type de représentation souligne le lien maternel entre Marie et Jésus et met l'accent sur son rôle de Mère de Dieu (Theotokos). Exemples :

- Vierge à l’Enfant :

Marie tient l’Enfant Jésus dans ses bras, souvent souriante et maternelle. C’est une image de tendresse, de proximité divine. Symbole : Incarnation, tendresse maternelle, Dieu fait homme.Très répandue dans l’art roman, gothique et Renaissance.

- Pietà : Marie tient le corps mort de Jésus après la crucifixion (ex. : la célèbre Pietà de Michel-Ange). Symbole : douleur, compassion, participation à la Passion du Christ.Représentation souvent émotive, liée au mystère de la Rédemption.

Marie sans Jésus

2. Marie sans Jésus dans ses bras

Ici, l’accent est mis sur Marie elle-même, dans son rôle spirituel propre : Mère, intercessrice, Reine, Immaculée, etc. Exemples :

Immaculée Conception:

- Marie debout sur un croissant de lune, écrasant le serpent, les mains jointes ou ouvertes. Symbole : pureté, absence de péché originel.Culte très populaire depuis le dogme de 1854

- Notre-Dame de Lourdes, Notre-Dame de Fatima : Marie seule, apparaissant dans des apparitions reconnues. Symbole : appel à la prière, à la conversion, à la paix.Souvent liées à des messages ou promesses spirituelles.

- Vierge de l’Assomption : Marie élevée au ciel, souvent entourée d’anges. Symbole : glorification de Marie, espérance chrétienne.

Deux représentations de Marie

Marie avec Jésus Marie sans Jésus
Accent sur son rôle de mère Accent sur son rôle spirituel propre
Vierge à l’Enfant, Pietà Immaculée, Apparitions, Assomption
Symbole de l’incarnation, de la douleur ou de la tendresse Symbole de pureté, de royauté et de médiation
Représentation historique de la vie de Jésus Représentation théologique ou mystique de Marie

16) Résumé et synthèse

Synthèse et résumé

Ce que Marie peut dire aux jeunes aujourd’hui

  • Dieu fait confiance à des personnes ordinaires.
  • La foi n’enlève pas la liberté, elle l’engage.
  • Dire « oui » peut transformer une vie.
  • Les différences chrétiennes ne doivent pas diviser mais enrichir.
Résumé

Résumé

  • Marie naît, selon la tradition, de parents justes (Anne et Joachim). Consacrée à Dieu dès son enfance (tradition apocryphe), elle vit à Nazareth et est fiancée à Joseph. L’ange Gabriel lui annonce qu’elle concevra un Fils par l’Esprit Saint — elle accepte librement. Elle met au monde Jésus à Bethléem ; plus tard, elle accompagne sa vie familiale à Nazareth. Présente aux moments clés (Noces de Cana, au pied de la croix), elle devient, par sa foi et sa maternité divine, figure centrale pour l’Église : Mère de Dieu, modèle d’obéissance et d’union à Christ. Après la Résurrection, elle est associée aux disciples en prière et à la naissance de l’Église. À la fin de sa vie terrestre, la tradition chrétienne dit qu’elle « s’endort » (Dormition) et qu’elle est élevée en gloire — l’Église latine parle d’Assomption (montée aux cieux corps et âme) — et l’Église catholique l’a proclamée en dogme. Tout au long des siècles, sa vie a été méditée, chantée et amplifiée par d’innombrables textes, homélies et dévotions.
Sources: TOUTES LES IMAGES ET VIDÉOS ONT ÉTÉ COPIÉES DU SITE -- Lumière de l'Eglise

Pour les contacter: voxdessaintscontact@gmail.com

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